Pour moi, cette semaine est passée comme un éclair. Je ne voudrais pas manquer les expériences vécues et je peux recommander un tel engagement Agriviva à chaque jeune.
Regula (23), a travaillé 2 semaines chez la famille Rea

Le point de vue de l’autre partie
Quitter le bureau et se plonger dans le quotidien de la ferme. C’est ce que j’ai enfin mis en pratique la semaine dernière, après en avoir longtemps parlé. Et ce, dans le petit village de Puidoux, juste au-dessus du paysage idyllique de vignes de Lavaux, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec une vue magnifique sur le lac Léman.
L’après-midi déjà bien avancée de mon jour d’arrivée, j’ai pu équeuter et dénoyauter une caisse entière de griottes. La fermière les avait achetées le samedi matin même au marché de Vevey.
Le dimanche, mon jour de congé, la famille de cinq personnes m’a emmené au lac de Bret, un petit lac en contrebas du village. Là, j’ai vite compris que ce n’était pas un art de faire des ronds avec un bateau à rames. Mais traverser un petit lac en ligne droite avec un bateau est un vrai défi.
Ma semaine de travail a commencé de manière très humaine le lundi matin à 9 heures. Des tâches variées m’attendaient dans les jours à venir. Confiture de griottes, sirop à la lavande, tilleul, remise en état de la caravane self-service, tonte de la pelouse, cuisine, préparation de tout pour le marché du samedi, lecture d’histoires pour la nuit. Le ménage et une promenade avec la chienne Nala en faisaient également partie. A l’étable, j’ai pu participer à la traite des 27 vaches. Je trais les chèvres et les moutons avec une machine à traire mobile et j’abreuve ensuite les petits avec le lait.
Deux chevrettes se sont enfuies en courant lorsque j’ai voulu entrer dans l’étable avec un seau plein de lait, et j’ai dû les rattraper avant que tout le monde puisse avaler son petit déjeuner avec avidité.
Des sapins de Noël qui piquent ? Non, ce sont des chardons !
« Je n’ai qu’un seul gant, un énorme sac et une pioche. Le travail est pénible, mais au moins vous êtes deux », a dit un jour la paysanne après le petit-déjeuner. Dans le pré à vaches situé sur une pente raide, elle nous a montré comment sarcler les chardons, parfois énormes, et qu’il faudrait peut-être ensuite resserrer le sac s’il devenait trop lourd. Une fois le travail terminé, Jenny – l’autre stagiaire germanophone d’Agriviva – et moi avons dévoré une énorme portion au déjeuner.
Pour moi, cette semaine est passée à une vitesse folle. Chaque jour m’a enthousiasmée. J’ai appris que les vaches françaises ne comprennent pas l’allemand, que pour la vente, chaque ingrédient doit être déclaré sur l’étiquette, que le sirop de lavande devient amer lorsqu’il est trop chaud, qu’il y a de bons et de mauvais champignons dans la fabrication du fromage de chèvre, que les chèvres aussi trouvent que les médicaments sont dégoûtants… Je ne voudrais pas manquer les expériences vécues et je peux recommander un tel engagement Agriviva à chaque jeune.
